Septembre 2016

Classé dans : Blog, Carnet de la directrice, PLANCHES | 2

Chers amis, j’ai décidé d’écrire une note tous les mois pour vous rendre compte d’une partie de nos péripéties de notre bureau virtuel. Voici SEPTEMBRE :

En effet, depuis janvier 2016, PLANCHES n’a plus de bureau. On a un endroit où on stock les caisses de livres, mais on ne travaille plus tous au même endroit, comme dans un bureau quoi. On a décidé d’économiser cette dépense puisqu’on s’est rendu compte qu’en fait, on était pas si mal chez nous.

Alors on s’organise différemment, on a des horaires plus adaptées à nos contraintes personnelles, on est capable de s’adapter. On communique sur une plateforme de discussion de travail gratuite et fort efficace, on partage nos fichiers sur un « Nuage » (pas gratuit), on se parle au téléphone ou via d’autres moyens de communications, et bon, parfois, on se voit en vrai.

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Cette configuration m’a permis de partir passer plus de temps en Europe qu’au Québec sans trop me prendre la tête. Depuis fin août, je suis en France pour développer le marché francophone européen. Je suis comme un chien qui ne veut pas lâcher son os, je persiste. Et je me rends compte que le travail sera long et ardu. Forcément, j’ai plusieurs millions de personnes à convaincre ! Être sur place et défendre le projet s’avère plus qu’utile, c’est vital. Je ne vois pas comment tenter la diffusion en Europe autrement. Tout comme il me semble tout aussi vital pour les auteurs québécois d’être reconnus en dehors des frontières québécoises.

Alors je continue à travailler comme avant, à distance, avec mon équipe very international. Charlotte, notre graphiste attitrée est à Toulouse, Coralie, nouvelle co-éditrice est à Lyon et partage le travaille de Martin, qui habite sur le Plateau. Julia, notre nouvelle directrice adjointe est aussi à Montréal et gère tout ce que je ne peux pas faire sur place. C’est elle que vous verrez lors des festivals tenir notre table de vente ! Et puis il y a toujours Aurélia, coordonatrice de production et adjointe administrative, qui finira bien par finir son stage un jour (à notre grand malheur) !

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Donc septembre fut le premier mois où nous avons testé les réunions à distance à grande échelle ! Pour tout vous dire, je m’attendais à ce que ça soit beaucoup plus laborieux, eh bien en fait pas tant que ça ! Je me rends compte que même, il y a plusieurs avantages non négligeables, et je commence à me dire que le « télétravail » est non seulement tout aussi valable que le travail en bureau, mais est en plus la meilleure solution pour notre équipe actuelle.

 

Nous avons aussi imprimé pour la première fois en France ! Effectivement, j’allais être début septembre à la Fête de la BD de Bruxelles et je ne voulais pas rater cette occasion pour présenter une nouveauté. Quand on fait un salon à grande affluence et qu’on arrive avec comme livre le plus récent, un truc sorti il y a 5 mois, c’est pas le top du top.

Et puis, je me suis rendue compte que ben, en fait, c’est moins cher d’imprimer en France. Alors bon, on va pas tatillonner mille ans, il faut essayer des choses dans la vie, et particulièrement dans la vie d’une entreprise !

Mais donc ça impliquait qu’il fallait envoyer une partie du tirage au Québec ! Dans tous les cas, on aurait du payer du transport pour envoyer soit au Québec soit en France. J’ai trouvé une compagnie pour le transport et hop. C’est surprenamment pas si cher que ça. Mais c’est trèèèès long. Beaucoup plus que nous l’avions envisagé ! Alors la cargaison est arrivée plus tard que prévue à Montréal et notre lancement a finalement eu lieu début octobre. J’en reparlerai donc le mois prochain 😉

Beaucoup de changements donc pour notre production, notamment le papier ! Eh oui, saviez-vous que les papiers d’impression ne sont pas disponibles partout et donc selon les pays, et même les imprimeurs, on est pas approvisionné par les mêmes marques ! On a du rechercher, à l’aide de notre nouvel imprimeur, le papier le plus ressemblant à notre ancien. On sera passé du Lynx et Enviro100 au Offset Tauro Blanc ! Et entre nous, je trouve le papier intérieur un peu trop épais et il le sera un peu moins pour le 09.

 

Au début du mois, j’ai donc assisté à la Fête de a BD à Bruxelles puis à Cultures Maison. Deux festivals radicalement différents. L’un est grand public, l’autre très underground. L’un est plus froid et l’autre plus sympathique !

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C’était la première fois que j’allais à Bruxelles. J’ai découvert une ville complexe et multiple. C’était agréable de rencontrer le lectorat Belge. C’était aussi proprement éreintant de trainer ma « valise » de livres en roulant sur les pavés des rues. C’est là que j’ai pris la décision de faire livrer mes livres quand je devais les transporter moi-même lors des festivals, quitte à ce que ça coûte plus cher. L’ostéopathe qui m’a replacé le dos était d’accord.

J’ai, vous vous en doutez, mangé des grosses frites fries trois fois dans de la graisse de canard et j’ai testé plein de bières. Je vote pour la Quintine qui a en plus, une sorcière comme logo. Tout pour me plaire !

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Je suis rentrée complètement épuisée à Paris au milieu du mois. Je suis tombée malade, évidemment ! Et là, je me suis rendue compte que j’avais travaillé trois semaines sans aucun jour de repos ou presque. Pas étonnant que je tombe malade ! Je me suis donc astreinte par la suite à m’octroyer des jours de congés de temps en temps, pour essayer de pas virer folle.

À la fin du mois, je suis allée à un autre festival, à Chambéry cette fois, dans les montagnes. Le coin est très joli, mais le festival… Il ne présentait aucun éditeur à part PLANCHES, les gens venaient chercher leurs dédicaces, mais pas spécialement découvrir de nouvelles choses. J’ai passé mon temps à lire Causette et Alternatives économiques… J’ai vendu tout juste assez pour rembourser mon billet de train, c’est déjà ça ! Et puis comme j’étais hébergée chez une amie fort sympathique, qui m’a emmené partout dans sa petite Twingo, m’a préparé à manger et m’a aidé à oublier le soir avec une bière ou deux, le séjour aura été quand même très agréable.

Les festivals, c’est rencontrer toutes sortes de gens, pour la plupart fort sympathiques, mais il y a aussi des rencontres plus étranges… Je vous offres ces deux pépites, dans deux genres bien différents :

  • « Je peux te poser une question ? »
    Moi, méfiante : « …moui… »
    « Toi, quand tu vas à la piscine… Tu fais la planche ? » (sourire fier et conquérant)
    « …haha, ha. Haha… Je… je sais pas quoi dire. »

Le pire, c’est que j’ai quand même trouvé ça drôle ! On me fait souvent des jeux de mots pourris sur PLANCHES, hein, j’ai l’habitude, c’est lourd, mais bon, ça fait partie du jeu. Celui-là, on me l’avait encore jamais fait !

  • Un individu passe devant ma table, voit mes marques pages et me demande :
    « C’est gratuit ? »
    Moi, lasse : « Oui. »
    « Je peux tout prendre ? »
    Interloquée, je réponds : « Ben non ! »
    « Bon un peu. » Il en prend un bonne vingtaine et s’en va en marmonnant « Non mais je les perds tout le temps, et puis j’ai des amis, je leur donnerai… »

C’est ça, c’est ça…

 

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Voilà une partie de ce qu’il s’est passé pour nous pour ce mois-ci, rendez-vous en octobre !

 

  • Sandra – Directrice générale de PLANCHES

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PLANCHES est un organisme à but non lucratif dont la mission est de faire la promotion des auteurs de bande dessinée québécoise.

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2 Responses

  1. ah ah 🙂 il faudrait réserver les marques pages aux acheteurs
    bon courage a toute l’equipe pour le prochain numero

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